Une retraite active sur la délassante île Maurice

Sa retraite ? Il a décidé de la passer sous la douceur du soleil mauricien, en plein océan Indien,dans ce pays qui lui était déjà si familier. Parce que là-bas,
paraît-il, il y fait bon vivre…
Par Maude Destray

Satatium voloration pos volorem aut inuscip santur sa endignis etus, coruptatia aut fugiatis aut occullu ptatem que num exped quia volorerestia nectem a sequia et autatis. Nostiam es egi aleris noxim me vernica vividi menius in etiquam. Nostiam es egi aleris noxim me vernica patquodiu simissoliis nectem a sequia et autatis.

Satatium voloration pos volorem aut inuscip santur sa endignis etus, coruptatia aut fugiatis aut occullu ptatem que num exped quia volorerestia nectem a sequia et autatis. Nostiam es egi aleris noxim me vernica vividi menius in etiquam. Nostiam es egi aleris noxim me vernica patquodiu simissoliis nectem a sequia et autatis.

Étienne et Mireille sont installés à Maurice depuis 1997.

C’est tout naturellement qu’ils ont décidé d’y poursuivre leur retraite.

Étienne Brehain n’a pas tout plaqué pour aller passer une retraite dorée au soleil. Maurice (ou Moris en créole), il la connaissait depuis des années déjà, bien avant que l’âge de la pension ait sonné. Toute sa vie ou presque, il l’a passée comme expat. C’est tout naturellement qu’il a choisi de passer ses vieux jours sur cette île si chère à son cœur.

« C’était une continuité de ma vie professionnelle. J’ai toujours aimé voyager. Je suis resté pendant 23 ans au Congo, puis je suis allé aux Émirats. Et en 1997, j’ai débarqué à Maurice. » Ingénieur en construction, il y travaille alors comme consultant. Son épouse et lui s’intègrent facilement à la communauté locale. Nulle envie pour ce couple de rester entre expatriés. Leur vie s’y déroule, des amitiés se nouent. Leur réseau, ils le construisent là-bas et lorsque la retraite arrive, Étienne et son épouse décident de rester. C’est à Floreal, dans le centre de l’île qu’ils se sont installés, à 17 kilomètres de la mer.

Des grands-parents indépendants

Pour autant, pas question de lâcher leur pied-à-terre en Belgique. Chaque année, ils y retournent trois mois. « C’est l’occasion de revoir nos enfants et nos petits-enfants. C’est sans doute ce qui a de plus dur, l’éloignement. C’est surtout difficile pour ma femme. Mais dès le départ, nos enfants étaient prévenus : on ne serait pas des papis et mamies gâteau ! Nous sommes indépendants, pas question d’être asservis à nos enfants… C’est ça aussi l’avantage. » Étienne ne voulait pas acheter non plus, pour ne pas encombrer ses enfants lors de l’héritage. Et la location lui offre plus de liberté : « C’est beaucoup plus pratique ! Pour le moment, nous sommes bien ici. Mais on ne sait pas de quoi l’avenir sera fait… C’est pas certain qu’on termine notre vie à Maurice. On verra. » En attendant, pour Étienne, il n’y a pas photo, l’île Maurice est paisible, l’opposé de la Belgique. « Ici, tout est simple. »

« J’ai toujours aimé voyager. Je suis resté pendant 23 ans au Congo, puis je suis allé aux Émirats. Et en 1997, j’ai débarqué à Maurice. »

Un endroit où il fait bon vivre

Il y a le soleil bien sûr, la mer, le paysage idyllique mais il règne à Maurice, une atmosphère inexplicable, une âme bien éloignée de la culture européenne qu’Étienne peine à décrire. « C’est difficile à dire mais oui, la vie est simple ici. C’est très différent de notre pays. tout y est compliqué, on se sent dépassé. C’est parfois un peu déprimant… Ici, il y a moins de règles contraignantes, le niveau de vie est meilleur, on a le temps de se consacrer à sa santé. Il fait bon vivre. Je ne sais pas comment l’expliquer. »

Seniors hyperactifs

Si Étienne n’exerce plus d’activité professionnelle, à 72 ans, l’homme reste actif. Très actif. Délégué pour l’Union francophone des Belges à l’étranger, il aiguille les expatriés dans les démarches administratives à accomplir en Belgique. Infatigable, il a aussi créé à l’aide d’amis le Belgian Mauritian Business Club qui rassemble des Belges qui travaillent sur l’île. Également membre d’un club de sport mauricien, Étienne ne s’arrête jamais. Tous les lundis, c’est cours de yoga avec sa femme, ensuite direction la piscine. Tous deux faisant aussi partie d’un groupe de marche, ils arpentent les reliefs mauriciens tous les mercredis. Pilâtes et plongée sous-marine viennent encore s’ajouter à cette longue liste d’activités. « Ma femme n’aime pas trop la plongée avec bonbonne, alors ensemble, on fait du snorkeling. Avec masque, palmes et tuba. Mais faut pas croire, tout n’est pas rose pour autant… Il y a la saison des pluies de novembre à avril. Et il paraît que les cyclones peuvent être violents. Même si on n’en a pas vu en 20 ans ! » Enfin, quand Étienne nous parle par écran interposé, il fait 24 degrés et on a une vue directe sur son jardin et ses palmiers…

Qu’en est-il de la pension ?

En 2017, ce sont presque 50 000 Belges qui ont perçu leur pension à l’étranger sur quelque 2 millions. La preuve donc, que toucher sa pension en dehors de la Belgique est possible et légal. Pour cela, informez votre commune et le Service fédéral des pensions de votre changement d’adresse. Votre pension sera versée sur le compte de votre choix, belge ou étranger. Chaque année, il vous sera demandé par la Belgique, un certificat de vie, celui-ci devra être validé par les autorités locales de votre pays d’accueil. En ce qui concerne la fiscalité, c’est au cas par cas, en fonction du pays de résidence, de votre situation. Comme le souligne Étienne Brehain, certains pays ont conclu avec la Belgique une convention afin d’éviter la double imposition.

M.Dy.