Comment choisir
son parquet

Comment choisir son paquet

Avant tout, et histoire de ne pas se faire avoir, il convient de ne pas confondre un parquet avec n’importe quel autre revêtement de sol. Ses éléments sont en bois massif et fixés à la colle et/ou cloués sur un support. On appelle aussi parquet, des éléments de bois (semi-massif), dont la couche d’usure est supérieure ou égale à 2mm. Pour le cas où cette couche est inférieure à 2 mm, le produit est alors un revêtement de sol.

Divers paramètres entrent en ligne de compte dans le choix du parquet: la hauteur disponible, l’état du support, la qualité du bois, l’essence, la provenance, le motif désiré, les délais de réalisation et, last but not least le budget dont vous disposez.

Partout dans la maison?

Inimaginable auparavant – on y préférait les carrelages – un parquet, dans la cuisine ou dans la salle de bain, est devenu à la mode. Pour la cuisine, il faudra bien choisir son essence, le type de pose et son traitement. Dans la salle de bain, le parquet apporte une sensation de bien-être et de chaleur aux pieds. Un bois exotique conviendra mieux car plus gras.

Quelle largeur de planches ?

Si les planches très larges sont sans doute plus élégantes, elles risquent à la longue une déformation (“tuilage”). Ne perdez pas de vue que plus vous aurez de rangées de planches, plus la pièce paraîtra grande. Aussi, une largeur de 15 cm reste le bon compromis dans la plupart des habitations.

Si un parquet sur sol chauffant n’est pas contre-indiqué, il conviendra d’être attentif au type de bois utilisé mais aussi à la largeur des planches. Pour les parquets semi-massifs, ne dépassez pas les 14 mm d’épaisseur totale. Les planches avec chanfreins ont l’avantage de camoufler au maximum une possible rétractation du bois si celle-ci devait s’opérer.

Astuces d’entretien

Quelques précautions s’imposent, histoire de ne pas voir votre parquet dans un état lamentable. Ne le lavez jamais à grandes eaux : celles-ci vont s’infiltrer dans les lattes et risquent de le déformer. Un coup d’aspirateur et un torchon légèrement humidifié pour les taches plus tenaces suffiront.

Il est vivement conseillé de vitrifier votre parquet : cette couche protectrice maintiendra sa beauté plus longtemps.

Pour un parquet huilé, un coup de balai humidifié suffit. Repassez une couche d’huile une ou deux fois par an. Si vous constatez une tache, poncez puis appliquez une nouvelle couche d’huile. Si la tache est tenace, essayez le savon noir.

Pour l’entretien d’un parquet ciré, dépoussiérez au balai ou à l’aspirateur. Ponçage puis couche de cire en cas de tache plus importante.

Avantages et inconvénients de chaque type de parquet

Le parquet massif apporte le confort et la chaleur du bois naturel, résiste à l’usure. Sa durée de vie est longue et il peut être rénové. Il apporte aussi une excellente isolation thermique et phonique, surtout s’il est placé sur une sous-couche. On l’a vu, un large choix d’aspects existe. En revanche, la pose et la finition, complexes, nécessitent l’intervention d’un professionnel. Selon l’essence de bois choisie, le prix peut se révéler très élevé.

Le parquet contrecollé dit “flottant” apportera comme le massif un confort et la chaleur du bois naturel. Pour peu que vous soyez bricoleurs, sa pose ne posera guère de problème ; parfois proposé en “click system”, l’emboîtement évite l’utilisation de colle entre les lames. Il est durable et résistant, et il existe une vaste gamme d’aspects. On regrettera une couche d’usure plus limitée que pour le parquet massif et une moindre isolation phonique. Sa rénovation peut aussi poser problème.

Quant aux faux parquets types stratifiés, laminés, ©Quick-step, ils sont toujours plus hygiéniques qu’un tapis-plain. Les avantages sont en revanche sa pose et son entretien aisés et sa bonne isolation thermique. Cependant, aucun stratifié à ce jour n’a pu égaler la beauté et la stabilité d’un vrai parquet. On trouve malgré tout de belles imitations, mais dans ce cas, il faudra y mettre le prix ! Ce qui, au bout du compte, ne fera pas vraiment moins cher qu’un parquet traditionnel ou semi-massif, surtout que la durée de vie est moindre que le parquet en bois et aucune rénovation n’est possible.


Inimaginable auparavant on y préférait les carrelages, un parquet dans la cuisine ou dans la salle de bain, est devenu à la mode.