Peinture : couleurs tendances

À mesure que notre mode de vie s’accélère sur le plan professionnel, la tendance à la maison est plutôt à l’apaisement. Là où les couleurs chaudes s’imposaient dans les années 2000, nous épargnons de plus en plus les cônes de nos rétines avec des tonalités plus douces. Moins surchargé, notre regard s’attarde plus sur ce qui définit notre intérieur de façon bien plus personnelle qu’un mur de telle ou telle couleur, à savoir les poutres, les meubles ou ce plancher dont la noblesse n’a d’égal que sa durabilité.

Le blanc fait sa révolution


Il s’immisçait depuis quelques années dans nos intérieures, par le biais de ses nuances de "blanc cassé", "blanc-gris", "bleu pâle très clair", "blanc-beige", voire même "blanc-rosé". Plus besoin de cacher ce blanc qu’on ne saurait voir. On s’y fait, et on ose même l’immaculé, qui n’a pas d’égal pour glorifier les courbes et jeux d’ombres d’un intérieur. Attention, toutefois, à ne pas lisser à l’excès, ou votre regard sera perdu. Le blanc est plus un faire-valoir qu’une pièce maîtresse. À consommer sans modération pour accompagner de vieux meubles en bois brut et du bois flotté.

Vers toujours plus de vert

Nous n’irons pas jusqu’à attribuer ce regain de popularité du vert à la mode du rétro seventies ou du courant écolo, mais force est de constater que le Belge fait rentrer le vert dans sa maison, inconsciemment ou non. Dans la recherche d’un décor relaxant, on se gardera d’étaler du vert trop vif. De même, le vert peut devenir indigeste s’il vire trop sur le kaki. Pour une chambre à coucher, un vert plus prononcé sur un mur (celui de la tête de lit dans l’idéal) entouré de pans plus clairs donnera, flatté par des rayons de soleil tardifs, des allures de sous-bois u domaine de vos rêves. Ne vous effrayez pas de l’aperçu que donnent les teintes végétales tant que la peinture est humide : ce sera presque assurément hideux... patientez que ça sèche en croisant les doigts. Si vous n’aimez pas les sensations fortes, les teintes « vert d’eau » sont de véritables passe-partout. Que ce soit sur les murs, sur les lambris ou sur les portes et fenêtres, cet hybride de bleu clair et de vert amande sied autant aux intérieurs vintages que contemporains. On ne peut pas se louper!

Avec le nude, la déco aura notre peau


Imaginez votre intérieur comme un visage, et maniez le rouleau de peinture comme un pinceau de maquillage. Ainsi, cette idée paraît saugrenue, mais c’est en substance le principe de la tendance « nude », que l’on traduit par nu dans la langue de Molière. On retrouve donc derrière cette dénomination toutes les nuances de peau ou de fond de teint : du café au lait à l’ivoire, en passant par l’abricot et le beige. Pour la douceur, peignez la pièce en une seule teinte de peinture ou en camaïeu. Vous pouvez feutrer l’atmosphère avec du foncé neutre (gris taupe, minéral, marron, etc.). Versez dans une atmosphère bohème avec des couleurs telles que du vert végétal, du bleu ciel ou encore du rose. Le nude se marie très bien avec un carrelage clair ou un parquet et des ouvertures blanchis, et jure avec les excès de contraste. Parfait pour une chambre féminine ou d’enfant abondamment éclairée.

Argile et ocre, pieds sur terre


Toujours dans les tendances inspirées de la nature, plus neutres que les teintes végétales mais tout aussi relaxantes, il y a le spectre des couleurs inspirées de la terre. De l’ocre chaleureux à l’argile cocoon, emprunter les couleurs du sol naturel pour le plan vertical de notre habitation n’est pas si farfelu. En camaïeu avec des teintes plus claires et sablonneuses, le marron profond sera comme un velours pour vos yeux. La décoration peut aller du beige à l’orange foncé pour éviter d’engouffrer l’ambiance de la pièce dans un trop-plein de foncé. Dans un autre registre, misez sur un seul mur dans les teintes argileuses et le reste dans une nuance de blanc et des touches de décoration (rideaux, draps, coussins, portes et fenêtres...) en gris clair. Ce contraste « minéralo-argileux » est d’une élégance garantie.