Les lambris,
déco sans soucis

Vous avez devant vous un mur abîmé, et vous n’avez pas le courage de le replâtrer pour le repeindre correctement ? Posez du lambris, et le tour est joué ! Les travaux sont d’une envergure tout à fait abordable par le bricoleur du dimanche, et le choix dans les matières et les couleurs permettent une customisation sur mesure de votre intérieur. Le lambris peut également être repeint par la suite. En bonus, le lambris offre à vos pièces un supplément d’isolation sonore et thermique. Non, le lambris ne se limite pas à un rôle de cache-misère. Avec le bon choix du matériau et de la couleur, ainsi qu’un entretien conforme, vous avez de quoi épater tous ceux qui ne jurent que par le rouleau de peinture ou le papier peint.

Le bois, mais quel bois ?

Pour une atmosphère authentique à l’état brut, classique avec une couche de vernis, ou à votre sauce avec de la peinture. Ne surchargez pas le matériau avec trop de couches, cela gâcherait ses nœuds qui rompent la monotonie des larges pans de murs. Le bois se prête à toutes les pièces de la maison, y compris la salle de bains, à condition de traiter le bois contre l’humidité. Ne choisissez pas une teinte trop foncée, car le soleil risque d’assombrir davantage le lambris. Anticipez le vieillissement du bois en optant pour une teinte dont les variantes foncées sont tout aussi seyantes à votre intérieur. En ce qui concerne le type de bois, il y en a pour tous les goûts... et toutes les bourses ! Les bois exotiques tels que le teck sont idéaux, bien qu’onéreux, pour la salle de bains. Pour une chambre ou un salon classique, le chêne brun offre une ambiance chaleureuse. Si vous êtes plutôt fan de déco contemporaine foncez sur le sapin, accessible et facile à travailler. Sinon, vous ne risquez rien avec le pin maritime et ses teintes douces, idéal pour une chambre.

Le revêtu,
ce caméléon

Moins cher que le lambris en bois, le revêtu est, comme son nom l’indique, un compromis en deux couches. Prêt à l’emploi, le lambris revêtu se compose d’une couche en aggloméré, qui remplira toutes les fonctions d’un lambris classique en bois, si ce n’est l’esthétique. Pour cette dernière, une couche de papier prend le relais. Customisable à souhait, ce papier peut aussi bien imiter des surfaces naturelles (bois, pierre, ardoise...) que puiser dans votre créativité. Dans les pièces humides, pas de panique, il existe également des papiers hydrofugés.

Le PVC, l’inévitable

Le polychlorure de vinyle, PVC pour les intimes, se fraye évidemment un chemin vers nos murs. Le polymère couteau suisse du bricolage n’est pas seulement bon marché, il est aussi très pratique et robuste. En particulier pour les pièces humides, le PVC fait valoir sa résistance à l’eau et aux rayures. Certes, un intérieur cerné par une matière synthétique risque de perdre de son charme... mais les fournisseurs contrebalancent ce défaut en proposant des imitations. Le trompe-l’œil peut faire l’affaire pour un invité, mais ne croyez pas que vous, vous ne risquez pas de vous rappeler la nature de votre revêtement de mur. Assurez-vous de ne pas vous exposer à des remords en faisant des compromis. Car, avec le temps, ces remords peuvent virer à l’obsession.

La pose,
loin d’être une colle

Pas besoin d’être un expert pour choisir la meilleure pose pour son lambris. Le faire n’est pas, non plus, une tâche trop compliquée. Le premier choix à faire est de placer le lambris avec de la colle ou sur une ossature. La technique de la colle est aussi facile qu’un bricolage d’enfant, pour autant que le mur soit propre, plat et sec. Si le lambris devait cacher un mur abîmé, vous aurez compris qu’il faudra se tourner vers l’ossature. Cette technique demande un peu plus de temps, mais le jeu vaut la chandelle. En optant pour l’ossature, vous avez l’opportunité de placer un isolant entre les lames du lambris et le mur. Même sans isolant, la couche d’air entre les deux surfaces éloigne les risques d’humidité. Avec un peu de patience au montage, difficile de ne pas privilégier la pose sur ossature au collage.Enfin, dernier détail : l’orientation des lames. Vous l’auriez sans doute deviné, cela fonctionne comme les vêtements. Les lames horizontales « élargissent » les pièces. Cela permet de donner une impression de profondeur à votre intérieur, mais à éviter pour les espaces bas de plafond. Dans ces cas-là, un lambris à la verticale fera l’effet inverse, et plus de verticalité s’offrira à votre regard.