Construction

Économisez
votre énergie :
bâtissez Q-Zen

D’ici 2021, tous les bâtiments neufs élevés en Wallonie devront impérativement répondre aux normes « Quasi Zéro Energie » (Q-ZEN). L’objectif : nous affranchir de notre dépendance énergétique pour nous inscrire dans une dynamique durable. Mais à quoi bon attendre ? Vous avez tout à gagner à y passer dès aujourd’hui.


L’initiative est née d’une injonction européenne : avec son plan d’action « climat », l’UE imposait, en 2008, l’objectif 20-20-20 : parvenir à 20% d’énergies renouvelables dans chaque pays, à réduire de 20% les émissions de CO2 et à accroître du même taux l’efficacité énergétique, tout ça pour l’horizon 2020. Saisissant la balle au bond, la Wallonie décida, dès 2010, de prévoir un chapelet d’exigences visant à améliorer progressivement les performances énergétiques des bâtiments. Une date butoir fut rapidement fixée : 2021. Cette année-là, toute nouvelle construction devra présenter un indice de consommation pratiquement nul. On appelle ça construire Q-ZEN. Autant s’y prendre à l’avance : nos technologies le permettent déjà et vous y gagnerez en confort comme en frais énergétiques tout en réduisant vos émissions de CO2.

Concrètement, c’est quoi le Q-ZEN ?Le « Quasi Zéro Energie », c’est 7 conditions strictes, pas une de plus.

1. Une performance énergétique de haut niveau

Pour mesurer la performance énergétique d’un bâtiment, on utilise la mesure E. Cette dernière prend en compte l’isolation, l’orientation de votre maison, son système de chauffe et son système de ventilation. En mode Q-ZEN, le niveau de consommation d’énergie primaire du bâtiment (ce dernier est calculé sur base du rapport entre la consommation primaire annuelle totale du bâtiment et celle d’un bâtiment de référence) devra être égal ou inférieur à Ew45. Le niveau de consommation spécifique d’énergie primaire, quant à lui, grimpera au maximum à Espec85.


2. Une efficacité énergétique inférieure ou égale à K35

L’efficacité énergétique se distingue de la performance énergétique en ce qu’elle se concentre exclusivement sur l’isolation thermique globale de la maison. Elle s’intéresse aux pertes de chaleur cumulées des murs extérieurs, des toitures, des sols et des fenêtres. Plus le bâtiment est efficacement isolé, plus l’indice K diminue.


3. Des parties structurelles très isolées

Il ne suffit pas seulement que l’isolation thermique globale soit satisfaisante. Encore faut-il que chaque élément de construction, individuellement, présente un degré d’isolation suffisant. C’est la valeur U qui intervient ici. Elle indique le coefficient de transmission thermique de chaque partir structurelle.

Dans une habitation Q-ZEN, la valeur U ne peut dépasser :

- 0,24 W/m²K pour les toits, les murs extérieurs et les sols

- 1,50 W/m²K pour les fenêtres

- 2 W/m²K pour les portes et portails.


4. Un système de chauffe de compétition

C’est ce qui distingue principalement une maison « Quasi zéro énergie » d’une maison « Zéro énergie ». Alors que cette dernière ne mobilisera aucune énergie (hors énergie renouvelable produite localement, quelle soit solaire thermique, photovoltaïque ou éolienne), la maison Q-ZEN peut, par exemple, être équipée d’une chaudière à condensation à condition que l’énergie nette déployée pour chauffer les lieux n’outrepasse pas 85 kilowatts-heures par m².


5. Limiter le risque de surchauffe.

L’indicateur surchauffe d’une habitation Q-ZEN doit obligatoirement être inférieur à 6.500 kH. Pour y parvenir, il est recommandé de limiter les ouvertures à l’ouest, de dimensionner et d’orienter habilement les surfaces vitrées, d’opter pour un vitrage de qualité et d’employer des protections solaires (stores, volets, débordement de toiture, écran végétal...) pour les baies situées au sud, à l’est et à l’ouest.


6. Prévoir un système de ventilation

Pour la santé du bâtiment comme celle des personnes qui l’habitent, il est fondamental de renouveler l’air intérieur. Comme il est proscrit d’ouvrir les fenêtres (bonjour les pertes de chaleur en hiver), un système de ventilation efficace s’impose. S’il en existe de tous types (système A, B, C et D), nous conseillerons vivement celles de la dernière catégorie (ventilation double flux).


7. Favoriser les énergies renouvelables

Pas d’obligation spécifique, ici, si ce n’est celle de faire réaliser une étude de faisabilité par un professionnel agréé. Elle permettra de vous aiguiller dans vos choix potentiels et d’aller un cran plus loin dans cette vertueuse entreprise écologique qu’incarnera votre futur chez vous.