CONSTRUCTION


Terrain à bâtir :
faites le bon choix

Le choix d’un terrain sur lequel élever votre futur projet immobilier peut s’avérer plus cornélien qu’il n’y paraît.

En prélude à vos recherches, remémorez-vous les conseils suivants.

1) Déterminez d’emblée votre budget

Prescription de bon sens, mais qu’il importe de réaliser avec assiduité avant de se lancer à la recherche du terrain idéal. Le profil de vos ressources financières, qui tiendra compte de bien des paramètres, déterminera la fourchette budgétaire que vous pourrez attribuer au seul terrain. Pour agir en connaissance de cause, faites appel à un banquier. Celui-ci vous informera de la somme maximale que vous pourrez emprunter et vous conseillera sur les formules de remboursement les plus adaptées. Au-delà du prix du terrain et des travaux à venir, il faudra inclure dans ce budget les frais de notaire, de crédit, la TVA (21%) sur la construction à venir, les éventuels frais de mesurage, d’étude du sol et les honoraires de l’architecte. Pour parer à toute malheureuse éventualité, laissez 10% de ce budget non-affectés dans vos calculs.

2) Vérifiez assidûment l’état du terrain

Primo, il coule de source que ce terrain soit effectivement « constructible », c’est-à-dire susceptible de supporter des constructions neuves, à défaut de quoi il faudra plutôt envisager d’y planter vos courges. En cas de doute, un passage par le service urbanistique de la commune s’impose. Ce dernier pourra également vous renseigner sur d’autres aspects du terrain : n’est-il pas en cours d’expropriation, n’est-il pas greffé de servitudes indésirables (droit de passage du voisin,...), n’y a-t-il aucun projet urbanistique à venir susceptible de diminuer l’attractivité du terrain...

Pour le reste, des terres dignes de ce nom – on évoque une situation idéale, cela ne veut pas dire qu’aucun projet n’est envisageable si toutes ces conditions ne sont pas rencontrées – seront situées à une cinquantaine de centimètres au-dessus du niveau de la rue, seront en légère pente vers l’arrière, auront une portance adéquate – celle-ci déterminera la méthode de construction sera nécessaire – , bénéficieront d’une ouverture sur le sud et comporteront les moins de « déchets » – arbre à abattre... – possible.

3) Demandez des dimensions précises

Il est fondamental de disposer des dimensions précises du terrain. D’abord pour pouvoir en estimer précisément la valeur. Si un doute persiste – il peut arriver qu’il n’y ait ni extrait cadastral ni borne – , il faudra faire appel à un géomètre. Il mesurera précisément taille et profondeur du terrain et placera des bornes. Ces données seront inscrites dans un procès-verbal qu’il fera signer au propriétaire et que vous aurez intérêt à faire enregistrer.

4) Optez pour un environnement qui vous correspond

Il n’y a pas que les caractéristiques intrinsèques au terrain qui comptent. Comme pour l’achat d’une maison quelconque, un oeil attentif doit aussi être jeté à son environnement : proximité avec les lieux utiles du quotidien (travail, écoles, commerces, salle de sport...) absence d’éventuelles sources de nuisances (qu’elles soient sonores, visuelles ou olfactives), absence de risque d’inondation, présence des équipements d’utilité publique (réseau d’égouttage, accès à l’eau et à l’électricité ... )

5) Renseignez-vous sur les éventuelles obligations relatives à la construction future

C’est également le service urbanistique de la commune qui vous fournira les informations adéquates. Certaines prescriptions sont propres à des quartiers, et peuvent impliquer des limitations relatives à la taille de votre édifice, au type de matériau que vous pourrez employer, des délais de constructions spécifiques... Autant en avoir connaissance avant d’acheter.

6) Prémunissez-vous des incertitudes

Si certaines questions demeurent irrésolues ( résultat d’étude du sol en cours, absence de servitude, de pollution excessive...), il est possible de vous engager à acheter à la seule condition d’obtenir une réponse satisfaisante endéans un certain délai. On appelle cela un engagement sous condition suspensive.