Insert ou foyer fermé : l’idéal compromis

Vous désirez profiter de l’aspect d’un feu ouvert tout en bénéficiant d’un bon rendement ? L’insert et le foyer fermé sont faits pour vous. Reste à choisir un modèle qui vous convient.

Insert et foyer fermé, quelle différence ?


Il y en a très peu, entre ces deux formules. C’est principalement sur le terrain de l’installation que l’une et l’autre diffèrent. L’insert prend généralement place dans une cheminée préexistante alors que le foyer fermé est installé avant même la construction de celle-ci. Raison pour laquelle on opte traditionnellement pour un insert à l’occasion de rénovations et pour un foyer fermé lorsqu’on bâtit.

Leurs avantages


Pour le reste, insert comme foyer fermé présentent un fameux avantage. Contrairement au foyer ouvert ou feu ouvert qui, malgré son allure chaleureuse et joviale, n’offre qu’un rendement moyen de 15%, celui de l’alternative « fermée » bondit entre 50 et 70%. Une option bien plus économe. Pour faire circuler la chaleur, tous deux fonctionnent grâce à des bouches d’aération placées à la base de leur caisson. L’air s’y engouffre, se réchauffe au contact des parois du système, puis ressort par la hotte, dans le cas du foyer fermé et par une sortie frontale, dans celui d’un insert. Avec ce genre de formule, on diminue aussi drastiquement les risques d’incendie et d’intoxication au monoxyde de carbone, même s’il restera toujours plus prudent de s’équiper d’un détecteur de monoxyde. Finalement, là où le feu ouvert laissait s’échapper de nombreuses cendres, vous n’aurez plus à balayer devant votre cheminée. Il faudra, par contre, veiller à l’entretenir hebdomadairement.

Quelle puissance ?


Assez logiquement, le calcul exact de la puissance nécessaire pour chauffer un intérieur dépend de plusieurs caractéristiques qui lui sont intrinsèques, comme la qualité de son isolation. Généralement, on considère que la puissance idéale du foyer, qui se calcule en Kilowatts (kW), doit équivaloir au volume à chauffer (calculé en m3) divisé par un coefficient K qui irait de 10 à 20 en fonction de la qualité de votre isolation, 10 correspondant à une isolation faible et 20 à une excellente isolation .

Les systèmes à double combustion


On l’a vu, les foyers fermés offrent des rendements plutôt réjouissants. Le rendement, c’est le rapport entre la quantité d’énergie consommée par le phénomène de combustion et la quantité d’énergie calorifique restituée par l’appareil de chauffe. Plus il est élevé, plus on est content. Pour l’améliorer encore, il existe des inserts équipés d’un système de double combustion. L’idée consiste à injecter de l’oxygène pour provoquer une seconde combustion : celle des gaz, juste avant leur évacuation. Le tout sans assistance électrique : tout fonctionne par thermo-circulation naturelle. En plus, le système est encore plus propre puisqu’il diminue les émissions de CO2 et de particules réduites.


En fonte ou en acier ?


En matière d’inertie thermique, pas de doute : le top, c’est la fonte. Excessivement robuste, l’insert en fonte diffuse la chaleur avec plus d’homogénéité. Très lourd, il est plus compliqué à installer et coûte relativement cher. Raison pour laquelle les budgets plus modestes préféreront l’acier qui offre tout de même une bonne montée en température, même si cette dernière est moindre qu’avec de la fonte, et est bien plus simple à installer.

Quelles options ?


Finalement, en fonction des modèles, vous pourrez encore sélectionner un certain nombre d’options susceptibles de vous faciliter la vie. C’est par exemple le cas d’un système « feu continu » qui permet d’assurer jusqu’à 24h d’autonomie d’affilée grâce à un mode économe. Choisir un modèle muni d’une ventilation permet d’optimaliser la distribution de la chaleur. On citera encore, pêle-mêle :

le système vitre propre (qui diminue l’encrassage naturel), la fonction porte froide (quelques brûlures d’épargnées...), les modèles télécommandés...