CHALEUR

Le boiler
thermodynamique

Bien plus performant qu’un boiler électrique, le boiler thermodynamique permet d’amortir son prix plus élevé grâce à un faible coût à la consommation.

Si vous escomptez vous munir prochainement d’un boiler, il serait probablement judicieux de jeter un oeil attentif aux modèles thermodynamiques. Un boiler thermodynamique ? Qu’est-ce donc ? Tout simplement un ballon qui utilise une pompe à chaleur pour chauffer l’eau qu’il contient dans sa cuve. Pour rappel, une pompe à chaleur va puiser dans l’air extérieur de l’énergie calorifique qu’elle va ensuite réchauffer, grâce à un système de compression, avant de l’acheminer jusqu’à l’intérieur, dans ce cas-ci pour chauffer l’eau sanitaire. Si vous voulez éviter de refroidir en partie les lieux, voire de créer des courants d’air, nous vous déconseillons d’opter pour les modèles qui puisent l’air à l’intérieur de la maison.


Quelle efficacité ?

Dans le cadre d’une consommation normale – eau chauffée autour de 50° – , le boiler thermodynamique est d’une efficacité remarquable : trois à quatre fois plus performant qu’un boiler électrique classique (entendu qu’il consomme trois à quatre fois moins d’électricité pour produire une eau de chaleur identique). Le rendement diminuera si vous portez l’eau à 60° ou plus, ce qui est rarement nécessaire. Même chose si la température extérieure descend trop bas : en dessous de -5 °, l’assistance électrique prendra le relais et fera basculer le boiler en mode boiler électrique classique. Moins intéressant, dans ce cas-là, mais peu courant dans nos contrées. Finalement, pensez à évaluer précisément quels seront vos besoins journaliers en eau. Il existe différentes tailles de cuve, certaines n’offrant que quelques dizaines de litres là où d’autres iront jusqu’à 400 L. Gardez à l’esprit qu’une cuve trop grande chauffera de l’eau inutilement. Ce qui diminuerait sensiblement son rendement.

CHALEUR

La biomasse a le vent en poupe

Rentable et écologique, la chaudière à biomasse représente une alternative évidente à nos systèmes de chauffe traditionnels. Le plus souvent alimentée avec du pellet, son usage est vivement encouragé par les pouvoirs publics.

Qu’entend-on par biomasse en matière de chauffage ? Tout simplement l’ensemble des matières, d’origine animale ou végétale, susceptibles de produire de la bioénergie, c’est-à-dire de l’énergie indépendante des ressources fossiles et en grande partie renouvelable. Cette famille rassemble un tas de réalités diverses : fumier, pailles de céréales, déchets organiques, résidus forestiers... En Belgique, le combustible issu de la biomasse le plus utilisé pour les chaudières est le pellet.


Le fonctionnement d’une chaudière à pellets

Une chaudière à pellets fonctionne de façon assez similaire à une chaudière classique : le combustible s’embrase dans une chambre de combustion, dégageant de l’énergie acheminée jusqu’à vos radiateurs. Aujourd’hui, les chaudières sont automatisées : les pellets sont déversés mécaniquement depuis un réservoir – qu’il faudra donc remplir préalablement – vers le panier à feu. Le problème : cela prend plus de place qu’une chaudière traditionnelle.


Une opération vertueuse

Contrairement aux énergies fossiles traditionnelles, le pellet est bien plus écologique puisqu’il est neutre en CO2. Son prix est aussi particulièrement attractif. Pour une même production calorifique, il coûtera bien moins cher qu’une unité de gaz ou de mazout. C’est ce qui permet d’amortir son coût d’achat plus élevé que celui d’une chaudière au gaz. Rajoutons encore que la chaudière à pellets offre un rendement tout à fait remarquable, argument qui finit d’en faire une véritable option de choix. Pour vous aider dans votre achat, la Région wallonne offre, moyennant certaines conditions – voyez, dans ce supplément, notre sujet sur les primes à l’énergie –, une aide de 1.750 €.