La palette en bois dans tous ses états

On baigne en plein dans l’air du temps. Peu envieux de céder automatiquement à l’appel des grandes enseignes, de plus en plus de particuliers se convertissent au « fait maison ». C’est ce qu’on appelle usuellement le « Do it yourself » (DIY).

L’idée : créer soi-même, et artisanalement, des objets de la vie courante. Le mobilier de jardin n’y coupe pas. Si le vivier d’idées est pratiquement inépuisable, il suffit d’aller faire un tour sur les nombreux blogs et autres sites consacrés au DIY , un objet, bien connu des bricoleurs de fortune, brille par son omniprésence : la palette en bois. Simple d’emploi et financièrement très accessible, on en trouve gratuitement à gauche et à droite, elle vous permettra de confectionner toutes sortes de réalisations mariant amoureusement style rétro et tendance écolo.

Quelques précautions

Si on ne la traite pas adéquatement en amont, la palette peut souffrir de plusieurs inconvénients. Les infestations, d’abord. Diverses bactéries, comme le Listeria ou la Salmonella, peuvent s’y développer. Termites et autres insectes sont également susceptibles de venir l’infester. L’humidité est en grande partie responsable de ces désagréments – et de la détérioration progressive du mobilier –. Une première idée consiste à privilégier le placement de vos constructions dans un endroit sec (véranda, terrasse couverte). Si cette option n’est pas envisageable, il faudra veiller à badigeonner la boiserie – après le découpage, mais avant le montage – d’une solide couche de peinture spéciale « extérieur ». Cette dernière s’applique sur une surface préalablement nettoyée, poncée et dépoussiérée. On évitera, dans tous les cas, le contact direct entre le mobilier et la nourriture.


Démonter la palette

Plusieurs modèles de table ou de fauteuil nécessitent de démonter en partie les palettes. Cela consistera, premièrement, à extraire les clous des planches sans casser ces dernières. Pour ce faire, il existe un outil spécialement conçu pour cette tâche : le démonte palette, sorte de pied-de-biche amélioré, disponible, pour une trentaine d’euros, en magasin. Coupler un pied-de-biche et un marteau est également faisable. Pour l’éventuelle découpe des planches, l’idéal sera d’opter pour une scie sauteuse ou circulaire, même s’il n’est pas impossible de recourir à la scie égoïne manuelle.


Une infinité de possibilités

Le monde de la palette ouvre sur un vaste champ d’exploitation créative. Il ira de la simple superposition de palettes (pour faire une table, par exemple) à des constructions bien plus élaborées. Retenons ici deux idées simples.

La première : une table basse de jardin.

Elle nécessite deux palettes. De la première palette, vous démontez les planches inférieures en prenant soin de garder les quatre plots aux extrémités. Elle servira à former le plateau supérieur de votre table. De la seconde palette, vous récupérez deux planches, toutes deux munies de plots à leurs extrémités. L’on visse ensuite une roue sur chacun des plots de ces deux planches, avant de fixer ces dernières – placées parallèlement – aux plots du plateau supérieur. Pour faire chic et pratique, on peut placer un panneau de verre sur le dessus de la table.

La deuxième : un canapé d’angle. La formule basique mobilise neuf palettes. Placez-en deux en enfilade sur le sens de la longueur et une troisième perpendiculairement pour faire l’angle. Nouez le tout avec du fil de fer. Placez, de la même manière, une deuxième couche de palettes sur la première. Vous avez votre base assise. Pour constituer le dossier, il faut déclouer le reste des palettes et n’en garder que les panneaux supérieurs. Ceux-ci se fixent, à l’aide de vis, à l’arrière des palettes, en s’appuyant sur le premier niveau. Pour rendre le tout confortable, une idée est d’acheter des matelas pour bébé à petit prix en magasin et de les recouvrir d’un joli drap-housse de la couleur de votre choix.

Mais ce ne sont que des idées ! À vous de les rendre bien plus folles et personnalisées. À vos marteaux, prêts, partez !