Le boom
des « resorts » espagnols

En marge de la proximité côtière, qui demeure l’exigence principale d’une majorité de particuliers, l’accès à des infrastructures récréationnelles, telles que les terrains de golf et autres country clubs, devient un véritable atout pour les résidences qui les offrent. L’archétype : les resorts, en pleine explosion le long des côtes.

Locution un peu fourre-tout susceptible de désigner des réalités variables, le terme resort, anglicisme de son état, désigne, grosso modo, des enceintes fréquentées par les gens pour le repos et les loisirs. Si plusieurs régions, comme celle d’Alicante (Costa Blanca), disposent de clubs de golf par dizaines dans des rayons très restreints – preuve de l’attrait indéniable des étrangers pour ce type d’installation – , elles voient aussi fleurir, progressivement, de plus en plus de grands complexes de type resort, qui se distinguent des clubs traditionnels en ce qu’ils offrent davantage de services, dont la possibilité d’acquérir une résidence au sein de l’enceinte.


Et manifestement, les Belges adhèrent, puisqu’ils sont un nombre croissant à s’offrir pareils pénates sur la côte espagnole. Un exemple édifiant ? Le golf et country club de Las Colinas, non loin d’Alicante, dont 85% des acheteurs ont Philippe 1er comme monarque. Modeste lopin d’approximativement 330 hectares, on y construit, depuis plusieurs années, de bien jolies propriétés. 420 sont déjà prêtes à l’emploi, et un bon millier suivra dans la demi-décennie à venir. On s’en doute : ce ne sera pas le lieu des résidences à bas prix, même s’il semble assuré d’obtenir une jolie plus-value si, d’aventure, l’on décidait de s’en séparer après plusieurs années. Pour un appartement de deux chambres, il faudra débourser, au minimum, 246.000 €. 437.000 € pour un penthouse – appartement luxueux bâti sur le toit-terrasse d’un immeuble – de trois chambres et, dégainez les bourses dodues, jusqu’à 4,3 millions d’euros pour la villa la plus somptueuse des lieux. On attend, non sans excitation, l’invitation du lecteur qui se déciderait à l’acquérir...