Secondes résidences

L’Ardenne peine à s’aligner


Regorgeant de coins somptueux, le massif ardennais, évidente alternative à la côte en matière de seconde résidence, ne parvient pourtant pas à rivaliser avec cette dernière. Dix fois moins de particuliers choisissent d’y acquérir une bicoque de plaisance. Une réalité à première vue surprenante : outre l’opportunité d’évoluer dans le plus authentique écrin de verdure belge, le choix des Ardennes s’opère, surtout, à des coûts plutôt raisonnables. Variables selon le type de bien et sa localisation, ils partiront de 75.000 € pour un chalet standard à 400.000 € pour une grosse demeure dans la vallée de l’Ourthe. En fait, un budget de 200.000 € permettra déjà d’obtenir un bien plus que correct dans un des nombreux villages pittoresques de la région. Alors pourquoi y trouve-t-on si peu de secondes résidences ? Probablement parce que les activités qu’on peut y mener sont moins nombreuses et, surtout, parce qu’il est bien moins aisé de louer son bien pour le rentabiliser (les nombreux gîtes accaparent le marché). Autre réalité susceptible de plomber les statistiques des secondes résidences : un retraité s’y établira plus facilement durablement, transformant le statut du bien en résidence principale. Car on est tout de même bien, en Ardenne.

La bonne affaire zélandaise


Logiquement moins frileux à l’idée de converser en néerlandais que leurs homologues francophones, cela fait plusieurs années, déjà, que les Flamands ont flairé le bon plan zélandais. Plus vaste, plus sauvage, à 20 insignifiantes minutes de Knokke le Zoute, le début de la côte néerlandaise étale, sans avarice, ses splendides champs de dunes au genre humain. Des paysages qui, tout en jouant avec des codes similaires, tranchent avec ceux de la côte belge, offrant aux habitués de cette dernière une redécouverte enchanteresse de la mer du Nord.

Aguichante, l’option devient ensorcelante lorsqu’on se penche sur les opportunités d’achat qu’on y décèle si facilement. Prenons Cadzand, charmante station balnéaire, qui présente, de surcroît, l’avantage d’être la plus proche des terres belges. À l’instar de « Le Zoute », qui y aura élevé 1.500 appartements d’ici 2020, les compagnies se bousculent pour y développer leurs projets immobiliers. Ces biens neufs, qui ont pignon sur vagues, s’acquiert, pour le moment, à des sommes moyennes oscillant autour de 10.000 € le m2 contre 15.000 € à Knokke ! Pour 20 minutes de route, on poussera volontiers jusque là !