Pour les adeptes
de l’authenticité :
la Costa Calida

C’est un paradoxe auquel se frotte une frange des voyageurs : oubliant sciemment leur propre statut, ils tentent, tant bien que mal, de fuir ces terribles pairs que sont les autres touristes. On peut les comprendre. Si beaucoup s’accommodent du dynamisme parfois asphyxiant des zones très fréquentées par la masse touristique, d’autres lui préfèrent l’authenticité des coins moins convoités. Souvent, ces derniers offrent, outre leur quiétude salvatrice, de nombreuses petites pépites découvertes au gré de flâneries hasardeuses.La Costa Calida, côte méditerranéenne de la région de Murcie, dans le sud-est de l’Espagne, est de ces coins probablement trop méconnus, pour le plus grand bonheur de ceux qui y ont acquis une seconde résidence. Côtoyant, au quotidien, un public en très grande majorité espagnol, ces derniers profitent d’une ambiance locale joviale, d’un ensoleillement quasi constant et d’un coût de la vie beaucoup moins élevé que les régions côtières avoisinantes.

Un immobilier plus abordable

D’un profil topographique plutôt plat, la Costa Calida fait la joie des flâneurs pédestres et autres amateurs de coups de pédale douce. Il en va de même pour le coût de l’immobilier : on est loin d’être dans la tranche culminante du pays. On y trouve ainsi facilement des appartements à partir de 100.000 euros, voire moins.

Et vous ne vous y ennuierez pas.Vous offrant le loisir de vous perdre un peu or des sentiers battus, vous découvrirez l’électrique Mar Menor, ce grand lagon de 170 km2 d’eaux chaudes et salées. L’unique lieu en Europe où vous pourrez observer le soleil se lever sur une mer pour se coucher dans une autre. Vous ne passerez pas non plus sans chamboulement par Murcie, ville pétillante enclavée dans les terres, où une myriade de placettes vous attendent pour ralentir le temps, ou par Carthagène, havre d’histoire romaine aux cinq collines. Amateur de vin ? Partez fouler l’une des trois routes vinicoles qui s’entament depuis Murcie !

Dur de bâtir
à la Costa del Sol


Marbella, Malaga, Fuengirola : les noms résonnent familièrement à l’oreille. Et pour cause : réputées pour leur haut standing mitraillé de soleil, ces villes de la Costa del Sol – 150 kilomètres de côte en plein sud de l’Espagne – sont autant de destinations très prisées par les étrangers – vous y croiserez autant d’Anglais que de Français, d’Allemands ou de Marocains –. Nous voguons, ici, davantage du côté mondain de la force. Les prix de l’immobilier n’échappent donc pas aux codes du genre.

Malgré cela, la Costa del Sol n’a pas été épargnée par la crise, que du contraire. On y avait tellement construit, avant 2010, que l’agressive conjoncture qui s’en suivit paralysa les véhémences des promoteurs. Encore aujourd’hui, ceux qui désirent y bâtir sont confrontés à un parcours du combattant : difficulté d’obtention de permis, prix élevés, complexité technique due à un paysage fragmenté... Force et honneur à ceux qui se lanceront dans l’aventure.