Secondes résidences

Une deuxième brique
à la Côte belge

S’ils sont de plus en plus nombreux à s’offrir une bicoque en France ou en Espagne, une écrasante majorité de nos compatriotes qui investissent dans une seconde résidence continue de le faire en Belgique. La région favorite, bien devant les Ardennes : le littoral. Les 10 communes qui bordent nos 60 kilomètres de Côte – contre 579 autres dans le reste du Royaume – représentent, à elles seules, 5% des activités immobilières belges. Osons sans crainte l’antanaclase de circonstance : du côté de la côte, l’immobilier a la cote.

Knokke-Heist au top

Prenons les derniers chiffres présentés par le baromètre côtier des notaires : durant le premier semestre 2017, 3% de transactions supplémentaires ont été enregistrées par rapport au premier semestre de 2016. Notons que certains lieux ont plus le vent en poupe que d’autres. C’est le cas de , Knokke-Heist (23% des transactions côtières début 2017), d’Ostende (21,5%), de Coxyde (12,5%) de Middelkerke (8%), Nieuport (8%) ou Blankenberge (8%), qui continuent d’attirer un grand nombre de particuliers.

Mais combien ça coûte ?

Tous les prix, évidemment. Cela dépendra de la ville, de la situation et de la qualité du bien. Pour un appartement, la moyenne du littoral s’élevait, début 2017, à 273.000 euros, soit 16% de plus que la moyenne nationale. C’est Knokke ( et tout particulièrement Knokke-Le-Zoute) qui malmènera le plus votre porte-feuille à l’achat (les revenus locatifs, lorsque vous n’occuperez pas le bien, aideront à faire passer la pilule) avec plus de 530.000 euros en moyenne pour un appartement. Si vous désirez acquérir une seconde résidence à petit coût, les villes de la côte les plus attrayantes restent Zeebrugge, Bredene et Middelkerke. Sachez encore que si, pour certains, une vue sur la mer n’a pas de prix, elle entraînera tout de même, pour les autres, un surcoût de +/-15% par rapport aux appartements n’ayant pas directement pignon sur plage.


À garder à l’oeil

Certains se sont déjà fait surprendre : au moment de l’achat d’un appartement à la côte, n’omettez pas de vérifier à combien s’élèvent les charges communes et privées du bien. Renseignez-vous également sur les futurs travaux envisagés ou déjà planifiés par la copropriété. Beaucoup de biens n’étant plus de première jeunesse, des surcoûts liés au remplacement d’un système de chauffage, d’une toiture, d’un ascenseur ou autre sont vite arrivés.

Assurez-vous encore que l’ambiance du quartier correspond à vos attentes tant en période pleine qu’en basse saison. Certains endroits peuvent être complètement désertiques en hiver alors qu’ils étaient plus que bondés un paquet de mois plus tôt.


Les réjouissances fiscales

On s’en acquitte rarement de gaieté de coeur, surtout à la côte : ici, la facture fiscale peut facilement atteindre les 2.000 euros annuels. Depuis plusieurs années, son montant est constamment revu à la hausse. Car en plus des traditionnels précomptes mobiliers et additionnels à l’impôt des personnes physiques, plusieurs communes s’offrent en joli renflouage de caisses par le truchement d’une taxe sur les secondes résidences. Devra s’en affranchir chaque propriétaire qui n’est pas domicilié dans le bien visé et qui ne le met pas en location. Selon la ville, cette taxe oscillera entre 300 et 1000 euros. Peu populaire, elle a déjà, à plusieurs reprises, fait l’objet de contestations devant la justice. Des propriétaires ont ainsi obtenu gain de cause contre les communes de Coxyde et d’Ostende, ce qui n’a, au final, rien changé, car il a suffi à ces communes d’établir un nouveau règlement pour les maintenir.

En ce qui concerne l’imposition sur les revenus tirés de la mise en location du bien – on considère qu’il sera toujours meublé, puisqu’il s’agit d’une seconde résidence –, 40% du loyer sera considéré comme une revenu mobilier : sur cette partie, vous paierez 30% d’impôts après déduction de 50% de frais forfaitaires.