Le climat grand public
de la Costa Blanca

Alternant majestueuses falaises et plages de sable fin, nombre d’orangers y flirtent amoureusement avec les amandiers. Sur 218 kilomètres de côte, son climat grand public (une moyenne de 16° en hiver qui grimpe à 25° en été), arrosé de soleil (325 jours d’ensoleillement annuel, mesdames et messieurs), facilite une perpétuelle ambiance festive. À la Costa Blanca, le flot d’activités terrestres et balnéaires n’en finit pas d’attiser la convoitise du genre touristique. Surtout connue pour Alicante et Benidorm, cette portion du centre-est de l’Espagne est également celle qui offre le rapport qualité/prix le plus attrayant de la péninsule. Les étrangers en quête d’une seconde résidence l’ont d’ailleurs bien compris : sur l’ensemble des ventes qui y ont été réalisées en 2017, 41% le furent par des non-espagnols.


Ce qui séduit particulièrement le public belge : la proximité des aéroports desservis par des compagnies low cost. En à peine un claquement de doigts, et pour un budget souvent extrêmement attractif, on rejoint le terminal séparé d’à peine deux bonnes heures du sol bruxellois. Une facilité d’accès qui rencontre l’aspiration croissante des propriétaires d’une seconde résidence à pouvoir profiter régulièrement de leur bien pour des périodes courtes (même pour un week-end!).


Globalement, celui qui désire obtenir les meilleurs prix se tournera davantage vers la portion sud (en dessous d’Alicante) de la Costa Blanca. Là-bas, un budget de 250 000 euros peut suffire à s’offrir une bicoque neuve attrayante. C’est d’ailleurs dans cette contrée que de nombreux promoteurs bâtissent, depuis plusieurs années, des biens répondant aux desiderata des étrangers. Si le tronçon nord d’Alicante, au paysage plus fracturé, permet aussi quelques bonnes affaires, ces dernières seront, dans de nombreux cas, moins attractives. Les projets neufs y sont moins courants et il faudra compter, au minimum, 350 000 euros pour une villa, probables futurs frais de rénovation non-inclus.

Le succès
de Majorque
et Tenerife


Quittons brièvement la péninsule ibérique pour nous intéresser à ces masses de terre cernées par les eaux dont l’Espagne ne manque pas : les îles. Si les Ibiza, La Palma, Grande Canarie et autres Lanzarote continuent de faire briller les yeux des amateurs du genre, ce sont les deux plus grandes, alias Majorque et Tenerife, qui attisent spécialement l’engouement du public belge.

Tenerife, majestueuse, mais lointaine

Bien sûr, ce n’est pas la destination espagnole la plus proche. Située à 4h30 par avion de Bruxelles, il faudra débourser quelques écus supplémentaires pour s’offrir un billet. Mais quel joyau ! Plus grandes îles de l’archipel des Canaries, à l’ouest du Sahara, Tenerife est visitée par une dizaine de millions de visiteurs par an. Ce qui fait leur bonheur : la plage, évidemment, mais surtout l’extraordinaire diversité des lieux. L’on peut ainsi se balader dans des forêts tropicales, des champs de lave, grimper au sommet enneigé du Pico del Teide, le plus haut d’Espagne, profiter des musées et des temples consacrés à l’art moderne, s’abandonner à son carnaval digne de celui de Rio... Ne comptez pas trop vous y offrir un bien neuf, la plupart des offres seront des reventes.

Majorque, ça va bouger

Inscrite dans l’archipel des Baléares, dont elle est la plus grande île, Majorque reste, malgré sa réputation « tout au transat », l’une des plus grandes destinations « nature » en Méditerranée. Parcourue par de tentaculaires sentiers pédestres, l’île offre tantôt d’incroyables falaises de calcaires bordées d’eaux turquoise, tantôt d’interminables plaines couvertes d’amandiers, d’oliviers, de caroubiers et de vignobles. Bien qu’elle soit accessible rapidement et à des coûts très attractifs, le marché immobilier de Majorque nécessite de posséder une bourse plus importante qu’à Tenerife. Cependant, il peut être judicieux d’y investir rapidement : les autorités projettent ( et c’est déjà le cas à Palma de Majorque, la capitale) d’interdire les locations et de ne délivrer des permis de bâtir que pour de futures habitations propres. Si l’on veut y acheter du neuf pour le mettre en location, c’est maintenant

ou jamais.