Secondes résidences

4 conseils utiles
si vous comptez acheter

1) Prenez le temps de bien vous renseigner

Il peut être tentant d’acheter sur un coup de tête, un bon feeling, une expérience vacancière heureuse. On ne le rappellera pourtant jamais assez : un investissement immobilier, surtout lorsqu’il est fait par un petit particulier, mérite largement que soit pris le temps de l’analyse et de la réflexion. Une année complète ne sera pas trop peu : cela vous permettra, par exemple, de visiter les différents biens et leur région à des périodes différentes, et de vous assurer que l’attrait persiste à toutes saisons.

2) Quémandez l’assistance d’un professionnel

Surtout si vous êtes à l’étranger. D’un pays à l’autre, les pratiques peuvent sensiblement varier, vous laissant complètement démuni face à l’appréciation de la qualité d’un bien, aux différentes obligations qui le greffent, aux sibyllins impératifs administro-légaux. Nous verrons plus loin, sur la question espagnole, ô combien l’assistance d’un avocat spécialisé vous évitera de bien mauvaises surprises. Cette mobilisation d’un expert local est encore fortement conseillée pour des pays comme la Turquie, l’Italie ou le Portugal.

3) Gare au gouffre fiscal

À défaut d’être un grand PDG bardé de conseillers juristes, difficile de contourner le passage par la moulinette fiscale. À chaque pays ses pratiques, bien que l’on retrouve un certain nombre de constantes : droits d’enregistrement parfois doublés d’une TVA en cas de bâtiment neuf, frais de notaires, frais administratifs, impôts fonciers et autres taxes d’habitations annuelles voire impôt sur votre patrimoine lorsqu’il est bien garni... Il est impératif de vous renseigner sur les réalités fiscales propres au pays, mais également à la région et à l’entité locale où se situe votre bien pour établir un plan budgétaire cohérent.

4) À quelles conditions pourrez-vous mettre le bien en location ?

Une majorité des acquéreurs d’une seconde résidence amortissent leur investissement en mettant, lorsqu’ils n’en jouissent pas, le bien en location. Si telle est votre intention, prenez préalablement soin de vous assurer, non seulement que vous serez en droit de le faire, mais également à quelles conditions. Il sera, par exemple, possible qu’un enregistrement préalable soit imposé, que des normes strictes soient remplies, que des impôts plus élevés qu’escomptés soient dus sur les revenus issus de cette location... L’ensemble des conseils précités pourraient se résumer en une triple injonction : renseignez-vous, renseignez-vous, renseignez-vous !