Réduire sa consommation d’énergie

L’importance d’un bon vitrage

Dans une bâtisse, les ouvertures vers l’extérieur représentent en moyenne 10 à 15 % des déperditions de chaleur. Afin de soigner au mieux le bilan énergétique des lieux, il conviendra d’opter pour un vitrage suffisamment performant. Depuis le 1er janvier 2017, le coefficient de transmission thermique (U) ne peut outrepasser 1,10 W/M2K. A titre de comparaison, un double vitrage classique possède un coefficient U gravitant autour de 3, relayant sans détour cette formule aux oubliettes.

Désormais, il faudra choisir entre du double vitrage super-isolant ou du triple vitrage.

Le vitrage super-isolant :

Descendant direct du double vitrage traditionnel, le vitrage super-isolant

innove en insérant un gaz noble entre ses deux feuilles de verre, là où

l’ancien système y laissait un simple coussin d’air. Ce gaz sera, la plupart du temps, de l’argon bien qu’il en existe d’autres, comme le krypton, toutefois plus onéreux. L’installation est également munie d’un film métallisé, accolé, par l’intérieur, à l’une des deux vitres, afin d’entraver les déperditions de chaleur par rayonnement . Avec ce type de vitrage, dont le prix, curieusement, ne diffère pas tant que cela de celui du double vitrage standard, l’on peut aisément atteindre le seuil actuellement fixé par les normes wallonnes.

Le triple-vitrage :

Fort d’une valeur U pouvant côtoyer le 0,6 W/M2K, le triple-vitrage franchit un nouveau palier dans la course à l’excellence énergétique. Cette formule complète celle du vitrage super-isolant en y superposant une troisième feuille de verre et un second film métallisé. Du coup, plus de condensation côté intérieur, la feuille du milieu faisant office de tampon entre les deux surfaces. Il faudra, d’une part, veiller à installer des profilés de châssis adaptés, le poids du triple-vitrage n’étant pas anodin, et, d’une autre, savoir mettre la main au portefeuille : le plus gros défaut du triple-vitrage demeure son prix élevé. Raison pour laquelle il est plus adapté pour une maison de type passive.

Passer au thermostat intelligent

On l’a dit, l’édition 2018 de Batibouw vantera, plus que jamais, les mérites conférés, par la sainte grâce de la domotique, à la « connected home ». Incontournable en la matière, le thermostat intelligent (ou connecté) se répand progressivement dans nos contrées. Coup d’oeil sur ses trois principaux avantages.


1. Le contrôle à distance

C’est la fonctionnalité la plus commune à tous les modèles. Si la chose peut sembler « gadget », elle devient vite addictive pour ceux qui y sont convertis. A l’aide de votre

smartphone, tablette et autre ordinateur portable, vous pourrez augmenter ou diminuer la température de votre intérieur à votre guise. Plutôt pratique lorsqu’on ignore l’heure de notre retour ou quand on oublie de couper le chauffage en sortant.

2. L’auto-apprentissage

Ici, on rentre davantage dans le champ de l’intelligence artificielle. « Observant » vos habitudes de vie et les caractéristiques de votre maison, certains modèles sont capables d’affiner progressivement leurs programmes afin de coller au mieux à la réalité. Admettons, par exemple, que vous sortiez chaque dimanche diner en famille chez les grands-parents : le thermostat, constatant votre absence répétée via des capteurs de présence, baissera automatiquement la chaleur ambiante pour vous faire économiser de l’énergie.

Le thermostat peut également déduire l’absence de personne dans la maison grâce à un système de géolocalisation de votre smartphone. Finalement, il peut être pourvu de technologies lui permettant de s’adapter

en fonction de prévisions météorologiques, de ne pas se faire berner par un rayon de soleil réchauffant sa surface ou par l’humidité intérieure.


3. Le suivi de la consommation

Le thermostat connecté permet, encore, d’observer, en temps réel, l’état de votre consommation et de vous fournir des bilans précis sur le long terme. Un outil pratique pour les personnes soucieuses de garder un oeil attentif sur leurs dépenses. Beaucoup de marques revendiquent,

d’ailleurs, des diminutions de consommation en énergie allant jusqu’à 30 % des factures antérieures grâce à l’emploi de ce type de thermostat.

Selon bon nombre d’utilisateurs, la réalité tournerait davantage autour de 10-15%.

L’indispensable chaudière à condensation

C’est un passage obligé lorsqu’on part à la conquête d’un grand confort de chaleur doublé d’un rendement optimal. L’usage d’une chaudière à condensation induit, en moyenne, une facture énergétique allant jusqu’à 35% en de çà de celle d’une chaudière traditionnelle. Certes, son prix à l’achat est moins attractif que celui de ces dernières (entre 15% et 30% plus cher), mais

les économies qu’elle favorise, couplées à sa longue espérance de vie (entre 20 et 30 ans), en font une indubitable option de choix.

Fonctionnement

A l’instar d’une chaudière traditionnelle, la chaudière à condensation travaille par combustion. La différence : plutôt que d’évacuer la vapeur d’eau produite par l’embrasement du combustible, la chaudière à condensation va en tirer profit.

Comment ? En récupérant la chaleur latente qui s’échappe de cette vapeur d’eau lorsqu’on la refroidit. Ne s’arrêtant pas en si bon chemin, elle recycle également plus de chaleur sensible celle qui modifie la température d’une matière ce qui diminue les pertes thermiques en faveur du rendement.

Un label

A l’achat de votre chaudière à condensation, assurez-vous que cette dernière bénéficie bien du label HR TOP. Octroyé par la Collectivité du gaz qui regroupe des fabricants et l’Association royale des Gaziers belges , celui-ci garantit que la machine fournit un rendement minimum de 95% à une puissance nominale et un rendement minimum de 107% en charge partielle. Il atteste également que l’acheteur est en droit de requérir une garantie omnium de deux ans sur le matériel ainsi que trois supplémentaires sur le corps de chauffe.

Des primes

En Wallonie, par le biais de la prime Energie, vous pouvez obtenir 200 € d’aide pour l’achat de votre chaudière à condensation au gaz naturel. Selon le revenu de référence annuel de votre ménage, ce montant pourra être ramené à 0 ou être majoré (x 3 pour les petits revenus). Attention, pour en bénéficier, votre logement doit avoir au moins 20 ans. Les informations sont disponibles sur le site energie.wallonie.be

Bon vitrage
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