Sexualité chez les jeunes :
encore taboue ?

Bien que les problèmes liés à la sexualité soient souvent traités dans les médias, le sujet reste parfois difficile à aborder avec les jeunes, car derrière le mot « sexe » se cache toute l’intimité des corps…

Parler sexe entre parents et enfants demeure, aujourd’hui encore, relativement tabou. Pourtant, il s’agit du chemin le plus simple pour obtenir des conseils en toute bienveillance (dans la plupart des cas.) Le mieux est de s’adresser au parent du même sexe, dans un souci de complicité et d’intimité (un père risque de rapidement s’inquiéter pour sa fille, par exemple). Pour ceux qui souhaitent vraiment contourner cette étape, le planning familial constitue une autre « bonne » solution. Des professionnels détachés de tout lien familial donneront réponse à toutes les questions que le jeune se pose.

17 ans, l’âge du premier rapport

Contrairement aux idées reçues, l’âge du premier rapport sexuel a peu évolué au cours de ces trente dernières années. On estime en moyenne qu’un adolescent perd sa virginité à 17 ans (17 ans chez les garçons et 17,5 ans chez les filles, l’écart s’étant réduit au fil des décennies.)

Hormis le tabou que peut représenter la question sexuelle entre un adolescent et ses parents (parce que l’intimité des corps est au cœur de la question), l’attitude de la société peut elle aussi poser problème. Telle cette jeune fille de 15 ans qui demande la pilule du lendemain sous l’œil désapprobateur de la pharmacienne. Ou telle autre qui demande une contraception à son médecin : « Vous êtes trop jeune, réfléchissez-y… » se permet-il de commenter. Trop souvent encore, la sexualité des jeunes n’est pas reconnue. Pire, elle est jugée. Cette réalité constitue un frein à l’accès à la contraception.

Pourtant, près de deux tiers des jeunes filles de 15 à 19 ans prennent la pilule. Encore doivent-elles se débrouiller pour l’obtenir. Et savoir si c’est la méthode la plus appropriée à leur cas.

Selon certains spécialistes, le principal frein à la contraception des jeunes serait le manque d’anonymat et la non-gratuité.