Redoublements :
en voie d’allègement…


En matière de redoublement, la fédération Wallonie – Bruxelles fait figure d’exception. Notre système éducatif est celui qui recourt le plus à cette pratique au sein des pays de l’OCDE…

Concrètement, au terme de l’enseignement primaire, un élève sur cinq est déjà en retard scolaire chez nous. A la fin de l’enseignement secondaire, un élève sur deux a doublé au moins une fois. Et ce n’est pas tout : 47% des jeunes de 15 ans ont déjà doublé alors qu’ils sont moins de 10% dans plus de la moitié des pays de l’OCDE. Nous sommes en quelque sorte « champions du monde » en matière de redoublement. Un triste titre…

A l’heure actuelle, doubler en première secondaire n’est néanmoins plus possible. La connaissance des deux premières années secondaires est désormais évaluée au moyen du CE1D en fin de 2ème.

A partir du 2ème degré (c’est-à-dire de la 3ème année générale, technique de transition, technique de qualification ou professionnelle), on redouble dès lors que le conseil de classe le décide en fin d’année scolaire. A noter que les parents ou l’élève majeur peuvent introduire un recours contre la décision prise par le conseil de classe, pour autant qu’ils aient des arguments objectifs et solides.

Moins de redoublements

Dans le cadre du Pacte d’excellence (pas encore appliqué), le redoublement serait interdit avant 15 ans. Concrètement, le tronc commun de la fin de 2ème secondaire serait repoussé à la fin de la 3ème secondaire. Le choix entre le général (préparant au supérieur) et le qualifiant (technique/professionnel) se ferait au seuil de la 4ème secondaire. Les années allant de la maternelle jusqu’à la fin de la 3ème secondaire formeraient quant à elles un continuum pluridisciplinaire. Pendant celui-ci, le redoublement ne serait plus autorisé « sauf exceptions dûment motivées ». Le CEB de 6ème primaire ne serait de son côté plus une épreuve certificative, mais juste indicative. On propose aussi d’allonger la journée scolaire à hauteur de 1 heure ou de 1h30 et de généraliser les congés de 2 semaines, ceci sans rétrécir le congé d’été. Les plans de pilotage devraient démarrer pour la première vague dans les écoles en septembre 2019.