Destination « ailleurs » avec l’Erasmus


Le programme Erasmus a permis ces dernières années à des milliers d'étudiants belges de partir étudier dans un autre pays de l'Union Européenne. Une école du « vivre ensemble » dont on sort toujours grandi…

Le programme Erasmus est un échange d’étudiants entre les pays ayant signé un accord (les 25 pays européens + l’Islande, la Suisse, le Liechtenstein la Norvège, la Bulgarie, la Turquie et la Roumanie.) Au fil du temps, le système a eu de plus en plus de succès et le public s’est élargi. Erasmus n’est désormais plus réservé à une élite, ni à un type d’enseignement particulier. Au plan humain, cette expérience est particulièrement intéressante. En effet, elle permet aux jeunes d’apprendre à vivre ensemble, quels que soient leur nationalité, leurs envies, leurs besoins.

L’Espagne, la plus prisée

L’Espagne arrive en tête des destinations choisies (suite au film « L’Auberge espagnole ? ») La France suit juste derrière, devant l’Allemagne et le Royaume-Uni. Mais globalement, il y a une bonne répartition entre les 28 pays de l’Union. Les études commerciales, les langues et les sciences sociales restent les matières préférées des étudiants. D’une façon générale, le choix dépend surtout des universités partenaires proposées par l’établissement de base.

Qui peut bénéficier du programme ?

Les étudiants peuvent partir en Erasmus après avoir validé au minimum une première année d’études supérieures (le programme Erasmus peut s’effectuer à partir de la deuxième année d’études jusqu’au doctorat inclus.)

Concernant l’obtention d’une bourse, les étudiants peuvent poser leur candidature (en Union Européenne tout aussi bien qu’en dehors de l’UE) pour des périodes de 3 à 12 mois dans une école/université partenaire depuis la deuxième année d’étude jusqu’au doctorat (cela va dépendre des études que l’étudiant poursuit.)

Dans le cadre d’ERASMUS+, l’étudiant peut également se porter candidat à une bourse pour passer un stage en entreprise à l’étranger de 2 à 12 mois, depuis la première année d’études jusqu’au doctorat, et même dans les 12 mois qui suivent l’obtention du diplôme. Cela dépend de chaque coordinateur Erasmus attaché à l’établissement supérieur dans lequel l’étudiant suit ou a suivi son cursus.

Quelles étapes ?

La proposition doit être soumise dans les règles et approuvée ensuite par l’Agence Nationale avant qu’elle n’attribue les fonds au candidat. Ces règles sont très strictes, à la fois dans leur forme et dans leurs critères de sélection. Il existe des critères d’exclusion, de sélection (il faut notamment que l’étudiant ait des ressources financières suffisantes pour mener à bien son projet de mobilité même avec l’aide de la bourse) et d’attribution des fonds qui sont spécifiques à chaque établissement supérieur (école/université qui ont signé cette charte) et à chaque projet. Pour commencer, il faut obligatoirement contacter le coordinateur Erasmus.

A venir…

L'UE va lancer dès 2019 des projets pilotes d'universités européennes, des réseaux d'établissements permettant d'obtenir un diplôme en combinant des études dans plusieurs pays de l'UE. Le déploiement complet de l'initiative devrait attendre 2021, après l'expérience des projets pilotes et le prochain cadre budgétaire pluriannuel de l'UE.

Témoignage

Mathilde, 24 ans, est partie aux Pays-Bas dans le cadre d’un programme Erasmus, pendant six mois. « Je ne suis pas partie dans ce pays pour apprendre le néerlandais, mais parce que la ville choisie, Groningen, proposait un cursus entièrement en anglais. Le but était évidemment de découvrir une nouvelle culture, et j’ai remarqué qu’il ne fallait pas aller très loin pour être dépaysée… Mais nouer des contacts avec les Hollandais n’a pas toujours été chose simple d’autant plus que les étudiants sont différents à chaque cours et que l’on vit dans la même résidence que d’autres étudiants Erasmus. Nous restons donc souvent « entre étrangers » sans trop nous mêler aux locaux. C’est un peu dommage pour l’ouverture. Mais quelle expérience enrichissante ! A refaire, je resigne tout de suite… »


Virginie Stassen