Comment détecter les signes
de décrochage scolaire ?

L’école est un passage obligé pour assurer son avenir professionnel (hormis quelques rares exceptions). Or, l’adolescence - le moment où tout se joue - est une période sensible. Comment prévenir le décrochage scolaire ?

Les premiers signes de décrochage scolaire sont des retards ou absences à répétition. Mais aussi des oublis fréquents de matériel, un manque d’attention, un travail bâclé (pour s’en débarrasser vite fait) et, bien-sûr, une chute des résultats scolaires.

Le jeune en décrochage va aussi réduire sa communication au minimum, éviter de participer en classe et, parfois, se replier sur lui-même. Certains présentent également des symptômes physiques comme des maux de ventre ou de tête à l’évocation d’un cours ou d’un devoir à faire (des plaintes qui disparaissent le week-end et durant les vacances scolaires.) La prise de drogues ou trop de temps passé devant les jeux vidéo peuvent aussi encourager ce type de problèmes.

Comment réagir ?

La solution - comme tout problème rencontré chez les jeunes - passera par la communication. Pourquoi s’exclut-il lui-même de la réussite scolaire ? Seule une approche bienveillante pourra lui permettre de sortir de sa coquille et de s’exprimer à cœur ouvert.

En effet, un jeune en décrochage scolaire manque souvent de confiance en lui : il est donc essentiel de le rassurer.

Pour en sortir, plusieurs approches sont possibles : entretien avec un psychologue, un coach, voire un professeur particulier pour rattraper le retard. Pourquoi ne pas également créer un réseau, physique ou en ligne, de parents ou d’élèves ayant vécu la même expérience et ayant réussi à s’en sortir ?

Le saviez-vous ?

  • Les jeunes en décrochage scolaire sont en majorité des garçons.
  • En cas de décrochage, l’enjeu scolaire ne doit pas devenir central au sein de la vie familiale. Il est primordial de respecter des moments de partage, d’autant plus qu’en exerçant trop de pression sur l’enfant, les effets pourraient amener à une phobie scolaire.
  • D’après une enseignante rééducatrice, un décrocheur cumulerait deux particularités : un refus affirmé de l’école et des parents qui n’ont pas la volonté ou le pouvoir de s’impliquer en profondeur pour changer la donne.