Comment concilier sport et études ?


Que votre enfant pratique un sport de façon intensive ou qu’il soit une élite sportive, le temps d’étude « classique » s’en trouve dans tous les cas affecté. Comment faire pour gagner sur tous les tableaux ?

Pour les jeunes sportifs, il semble qu’école et sport soient souvent mis en balance au niveau du temps, de l’intérêt et de l’énergie dépensée.

Il est donc important de placer certaines balises afin de conserver l’église au milieu du village, ou du moins le diplôme au centre de l’attention.

En effet, si votre enfant est un sportif d’élite, sa carrière ne se prolongera probablement pas au-delà de 35 ans. Une solide formation s’avère donc essentielle afin d’assurer la deuxième partie de sa vie professionnelle.

Ceci dit, certains aménagements sont prévus pour les élites sportives. « J’ai renoncé au cours d’espagnol lorsque j’étais en rhéto afin de pouvoir davantage me concentrer sur d’autres cours et le hockey », témoigne une ancienne élite sportive.

5 conseils pour concilier école et sport

  • Dresser ses priorités. Même les joueurs d’élite savent que les études sont primordiales car le sport ne dure pas toute une vie. A partir du moment où l’on en prend clairement conscience, l’étude commence à faire sens.
  • Organiser son temps. Combiner sport et études nécessite une organisation de fer. Une application de gestion de temps peut aider le jeune sportif à planifier ses périodes d’entraînement /compétition et son temps d’étude. Utiliser les heures creuses, une partie de la pause du midi ou le trajet dans le train pour prendre de l’avance sur les leçons et devoirs constitue une autre solution appropriée.
  • Planifier des moments « blancs ». Il s’agit de réserver de l’espace et du temps pour calmer l’esprit du jeune sportif, qui se consacrera alors à l’étude pure.
  • Calmer le jeu. Une bonne organisation/planification rendra le jeune maître de la situation et l’empêchera de succomber au stress.
  • S’amuser. Outre le sport et l’étude, aménager des moments en famille ou entre amis afin de décompresser dans un cadre « hors compétition » et recharger ses batteries (tant physiques que mentales) s’avère essentiel.

Cours de gym mixte : pour ou contre ?


Sur le fond, le sport non mixte à l’école est presque une spécificité belge. Mais la question de la mixité refait régulièrement surface dans notre pays. La ministre de l'Egalite des chances propose d’ailleurs de réunir garçons et filles au cours d'éducation physique.

Les Pays-Bas, la France, l’Allemagne, la Suisse et la Grande-Bretagne organisent des cours d’éducation physique mixtes dans le secondaire depuis des décennies. Le souhait d’Isabelle Simonis, la ministre de l’Egalite des chances et des droits des femmes, serait de faire de même dans notre pays. Cela faciliterait, selon elle, la construction d'une société plus égalitaire entre les hommes et les femmes. Concernant cette question « délicate », les avis divergent.

Un sondage réalisé sur LaLibre.be en 2016 avait montré que 56% des 3 400 participants étaient favorables à cette mixité (pour 32 % de "contre" et 12 % de « sans avis ».)

Quels avantages ?

  • La mixité favoriserait la citoyenneté, le mieux vivre ensemble.
  • Elle œuvrerait à l’égalité homme/femme.
  • Elle faciliterait la communication entre les deux sexes et donc une meilleure compréhension mutuelle.
  • Elle permettrait l’apprentissage du respect mutuel.
  • En France, dans une étude datant de 2005, les élèves - garçons et filles - voyaient dans la mixité en cours d’éducation physique beaucoup plus d’avantages que d’inconvénients. 75% estimaient que la mixité apportait une meilleure ambiance dans les cours, 55% le plaisir d’être entre garçons et filles, et 43% une meilleure connaissance des différences filles-garçons. Il n’y avait pas de divergence significative entre les avis des filles et des garçons.

Quels inconvénients ?

  • Il est à craindre que de nombreuses filles, élèves d’écoles multiculturelles, ne participent plus aux cours de gym en cas de mixité, pour des raisons religieuses.
  • Imposer l’égalité garçons/filles aux cours de gym revient à nier qu’il existe des différences physiques (les filles étant physiquement moins fortes).
  • L’adolescence est un âge sensible où les complexes physiques pullulent. Mélanger garçons et filles risquerait d’aggraver la situation.