Quelles balises fixer pour limiter l’écran-roi ?

Télévision, tablettes, ordinateurs, téléphones : les écrans sont partout. Et les enfants ne sont pas épargnés,
que du contraire. Aujourd’hui, nos têtes blondes manient un écran avant même de savoir parler. Mais comment modérer cette activité qui a tendance à être omnisciente ?

Quelles balises fixer pour limiter l’écran-roi ?

Télévision, tablettes, ordinateurs, téléphones : les écrans sont partout. Et les enfants ne sont pas épargnés, que du contraire. Aujourd’hui, nos têtes blondes manient un écran avant même de savoir parler. Mais comment modérer cette activité qui a tendance à être omnisciente ?

Les scientifiques s’accordent à dire que l’abus d’écrans est nocif pour les petits : troubles du sommeil, risques de surpoids, maladies cardiaques…. Certains affirment qu’avant trois ans, la télévision devrait être interdite. D’autres avancent que les tablettes sont dangereuses. Et, souvent, les spécialistes accusent les parents : à eux de montrer le bon exemple…

Quoi qu’il en soit, aujourd’hui, la gestion des écrans est devenue le principal facteur de conflit dans les familles. L’écran est un objet qui capte l’attention, fascine, dont l’enfant n’arrive pas à se détacher. Il y a donc lieu d’en réguler l’usage afin qu’il ne prenne pas toute la place. Steve Jobs et Bill Gates eux-mêmes limitaient le temps devant un écran à leurs enfants à deux heures par jour afin de ne pas trop les exposer. A méditer…

Dix astuces pour limiter les écrans


1. Passer des contrats. Ils concernent toute la famille (inutile de demander à votre enfant ce que vous ne faites pas vous-même). Il peut par exemple s’agir d’interdire l’usage des écrans à table, après 20h, avant d’aller à l’école… Ou encore de limiter l’usage à un nombre d’heures précis par jour ou semaine. A accrocher sur le frigo !


2. Responsabiliser l’enfant. Si vous souhaitez que votre enfant réduise ou limite le temps passé sur les écrans, il est préférable de lui apprendre, dès son plus jeune âge, à s’autoréguler. Il s’agit dans cette optique de le responsabiliser, en l’invitant à comprendre les bénéfices et les limites. La communication s’avère essentielle dans cette tâche.


3. Accompagner les tout-petits. Avec les plus jeunes, la tablette peut être utilisée par les parents avec l’enfant, en accompagnement des jeux, sur des périodes courtes, et avec des logiciels adaptés.


4. Cibler les bonnes fonctionnalités/jeux. Tous ne se valent pas. Les plus bénéfiques sont ceux qui sont partagés avec d’autres enfants ou adultes. Une après-midi à jouer à plusieurs aux jeux vidéo peut alors se muer en apprentissage social.


5. Proposer d’autres activités. Bien-sûr, cela demande une grande disponibilité. Mais une après-midi passée dans un parc d’attraction, à faire une balade, à aller au musée ou à pratiquer un sport permettent de décrocher un enfant de son écran.


6. Éveiller à la lecture. Bien-sûr, c’est plus difficile pour les enfants d’aujourd’hui que pour nos parents. Mais certains accrochent encore aux livres (qui, maintenant, se lisent aussi sur liseuse… donc sur écran !) La lecture permet de développer l’imagination et les capacités intellectuelles. Un enfant qui passe moins de temps devant un écran aura de meilleures notes à l’école selon une étude américaine.


7. Limiter l’accès. Cela peut passer par l’installation d’une session par utilisateur via des codes d’accès (rendez-vous pour cela dans le panneau de configuration/compte d’utilisateur). Il existe aussi des « mouchards » pour contrôler les sites web consultés par votre progéniture. Le mieux est, dans ce cas, de mettre votre enfant au courant au préalable afin qu’il ne se sente pas trahi. Cela vous permettra de conserver un œil sur les sites, applications et autres réseaux sociaux qu’il fréquente.


8. Supprimer la tentation. Cela peut passer par des gestes simples comme débrancher les écrans et les ranger quand ils ne servent pas. Hors de la vue, ils sont moins tentants. De plus, placer les écrans dans une zone passante permettra plus facilement de comptabiliser leur temps d’utilisation. Il est bien-sûr déconseillé d’installer un écran dans une chambre d’enfant et d’allumer la télé pendant les repas.


9. Montrer le bon exemple. Si vous passez du portable à la tablette avant de rejoindre votre PC, inutile de demander à votre enfant d’agir différemment. L’éducation passe par l’exemple plus que par la parole.


10. Pourquoi pas un défi ? Il existe des actions dans certaines écoles pour se sevrer des écrans, telles que « Le Défi des 10 jours sans écrans. » Cela a déjà été testé en France, aux États-Unis et au Québec, par des écoles et des associations de parents d’élèves. Au terme de l’expérience, on a remarqué des effets sur l’obésité et une réduction de 40 % de la violence verbale et physique.